Au cours de la mobilisation et de l’avulsion de la dent


La fracture de l’angle mandibulaire est possible dans les cas suivants :
inclusion basse, ostéotomie excessive, mouvement de luxation mal contrôlé,
avulsion chez le vieillard (os mandibulaire fragile et ostéoporotique),
volumineux kyste péricoronaire. Elle se manifeste cliniquement de façon
caractéristique par un craquement évocateur, parfois une mobilité des
segments osseux, une hémorragie importante et, le plus souvent, par une
éviction de la dent de sagesse de son alvéole. La conduite à tenir est simple et
consiste en une toilette de l’alvéole, un parage soigneux local et un contrôle
radiologique. Le traitement fait appel aux règles habituelles de traitement des
fractures de mandibule dont l’indication repose sur les bilans cliniques et
radiologiques.
La fracture d’un apex est de survenue non rare. On doit tenter d’« aller
chercher » cet apex fracturé, mais pas à n’importe quel prix. On doit éviter un
trop grand délabrement osseux ou un risque de lésion du canal dentaire pour
récupérer un petit apex dont le pronostic est : soit l’ankylose, soit la migration
à plus ou moins long terme. Dans tous les cas, les suites restent relativement
simples par rapport aux risques de complication encourus en cas
d’acharnement. En cas d’échec, le patient est prévenu et rassuré.
Le traumatisme du nerf alvéolaire inférieur n’est pas rare. La section et
l’étirement restent heureusement exceptionnels. Le plus souvent, il s’agit
d’une contusion ou d’une compression par un hématome postopératoire. Ces
lésions se traduisent par une anesthésie, une hypoesthésie ou des dysesthésies
dans le territoire labiomentonnier homolatéral. La récupération peut se faire
de manière complète ou partielle et l’évolution se fait sur une période de 6 à
18 mois. La thérapeutique est peu codifiée et peut faire appel à la
vitaminothérapie B ou aux corticoïdes. Dans tous les cas, un suivi clinique
régulier s’impose.
Le traumatisme du nerf lingual se manifeste par une symptomatologie voisine
dans les deux tiers antérieurs de l’hémilangue homolatérale. Des troubles
trophiques et des lésions de morsure sont les séquelles le plus souvent
observées.
Dans tous les cas, on ne saurait trop rappeler l’importance d’un bon bilan
préopératoire et d’une information précise et éclairée du patient. Il devient
indispensable de fournir cette information avant un geste qui prend de nos
jours un caractère de plus en plus consensuel.
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